Historique 

                                                         

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Vincent et Frédéric vous présentent une marque de motos peu connue mais très intéressante. Les motos JONGHI sont des motos construites entre 1930 et 1959. Ce sont des motos de constructeur, à savoir un engin quasi entièrement fabriqué par la même maison ou ses sous-traitants exclusifs. La mécanique est indiscutablement originale et parfaitement personnalisée par son ingénieur Remondini, ce qui n'était pas le cas de la plupart des petits constructeurs qui ne construisaient pas leurs moteurs.

L'histoire commence en Italie. En 1926, après avoir bourlingué dans des entreprises diverses dont ALFA-ROMEO ou FRERA, un jeune et brillant technicien du nom de Giuseppe REMONDINI rentre chez NAGAet RAY et y met sur pied une 350 Latérale à bloc-moteur qui connaîtra quelques succès. Ce qui n'empêchera  pas la marque de se trouver en difficulté. En 1932, REMONDINI, devenu semble-t-il propriétaire de la marque, est sauvé par l'apport financier de Tito JONGHI, industriel argentin qui impose son nom et le transfert des activités en France, au 1 bis boulevard Clemenceau à CHOISY-LE-ROY, où l'on commencera à produire des JONGHI. Les ventes ne seront pas suffisantes et dès le 17 mai 1933, l'affaire est en faillite. La maison gardera toujours le nom, mais il avait fallu s'associer avec Messieurs EICHEL frères, déjà propriétaires de Prester : d'où la marque PRESTER-JONGHI utilisée jusque dans les années de guerre.

Tant en version Latérale qu'en culbutée, ces TJ4 (TJ pour Tito JONGHI, 4 pour 4 CV), malgré une diffusion limitée par le prix à environ 800 exemplaires, se feront une réputation sportive de premier plan. Réputation renforcée par les réels exploits sur le plan international de machines d'usine mono double-arbre 250 et 350 cm3 qui ont obtenu des victoires en Grands Prix et des records du monde. Mais tout cela ne faisait qu'insuffisamment bouillir la marmite. A la fin des années 30, la maison fut sauvée par un recours aux engins d'une catégorie à grande diffusion : les bicyclettes à moteur auxiliaire les BMA (ensuite rebaptisées vélomoteurs).

Les années 40 verront la reprise de l'entreprise par la S.A.T.A.M. suite au décès des frères EICHEL, déportés pendant la guerre. La S.A.T.A.M. était jusque là spécialisée dans la réfrigération et la distribution de carburants ( les pompes à essence S.A.T.A.M. sont bien connues). Les ateliers sont dès lors transférés au 86bis rue Saint-Denis à la COURNEUVE.

En 1945 sortent les premiers 100cm3 de marque JONGHI (PRESTER-JONGHI avant guerre), suivis en 1946 par la T 125, d'une conception identique mais en 125cm3. Ce sont des machines classiques avec de très bons moteurs assez performants pour l'époque. En 1949 sort le modèle type E 50 avec une fourche parallélogramme qui finira par céder la place à une fourche à roue tirée mais ne recevra pas de suspension arrière. La machine ayant eu le plus de succès a été diffusée à environ 12.000 exemplaires (Puissance 5 CV à 5700 tr/mn, vitesse 75 km/h).

En 1947, REMONDINI dessine une 125 à ACT qui atteint 110 km/h. Cette moto, très dépouillée, a une allure de machine de course. En octobre 1948, Arrigo REMONDINI (le fils de Giuseppe) bat 8 records :

-      le 4, celui des 50 km à 122,724 km/h et celui des 50 miles à 123 km/h,

-      le 10, celui des 5 et 10 km et des 5 et 10 miles,

-      enfin le 15, jour de son mariage, celui des 100 km et de l'heure à 122,897 km/h.

L’ACT se prête merveilleusement au gonflage admis par le constructeur qui commercialise un arbre à cames sport. Nombreux seront les pilotes qui utiliseront des ACT pour courir : les plus connus sont Jean-Pierre BELTOISE à ses débuts, MICHEL qui bouclera un tour de l'anneau de Montlhéry à 137 km/h, et LANDEREAU qui battra le record des 125 Sport à la côte LAPIZE en 1960.

L’ACT sera commercialisée entre 1951 et 1955  à environ 500 exemplaires à cause de son prix élevé de 185 000 FF en 1951 contre
145 000 FF pour une 125 Peugeot. Pourtant, elle avait les performances d'une 250 : 8 CV à 7000 tr/m et une vitesse de100 km/h.

Au Salon de la Moto 1951 sort la 250 type H, machine pratiquement identique à la 125 ACT (Bas moteur commun mais moteur 2 temps).

La partie cycle évolue en 1954 avec une fourche télescopique, mais la machine conserve un caractère utilitaire avec une faible puissance pour une 250 cm3 : 9 CV à 4500 tr/m et vitesse de 100 km/h. Elle a été produite jusqu'en 1957 à environ 1200 exemplaires.

Au Salon de la Moto 1953 sort la moto scooter POLO 125 cm3, une 2 temps, scooter avec des roues de moto de conception intéressante alliant la protection d’un scooter et la tenue de route de la moto. Cette machine possède une fourche avant à roue tirée comme les autres modèles de la marque et affiche une puissance de 6 CV à 6000 tr/mn et une vitesse de 80 km/h. Elle a été produite jusqu'en 1957 également et à environ 1000 exemplaires.

 

 

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Première présentation de la marque et des agents en octobre 1931: